Les médias annonçaient des gares surpeuplées. Pourtant, ce vendredi à midi à la gare de Lyon, les passagers se dirigent paisiblement vers leurs trains. Ni embouteillage, ni retard de TGV. L'ambiance est étonnement détendue en ce week-end de chassé-croisé. Reportage en images.
Vacances d'été: veille de départ à la Gare de Lyon par Pigeon-Libere
A.-L. D.; C.E.
L'info de la semaine décryptée pour tous les jeunes Parisiens sans vacances, piégés dans l'enfer de la ville.
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vendredi 29 juillet 2011
jeudi 28 juillet 2011
Autonomie des universités : Laurent Wauquiez signe les premiers contrats quinquennaux
| L'Université de Toulouse-Le Mirail /Flickr © Laurent Jégou |
Le ministre de l’enseignement supérieur a signé jeudi des contrats avec 38 établissements, portant sur 20 millions d’euros par an jusqu’en 2016. 558 000 étudiants des académies de Lyon, Grenoble, Bordeaux, Montpellier et Toulouse sont concernés.
Quatre ans après sa promulgation, la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités) entre dans sa seconde phase. Le nouveau ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a signé les premiers contrats quinquennaux avec les académies de Lyon, Grenoble, Bordeaux, Montpellier et Toulouse. Elles regroupent à elles seules 558 000 étudiants, soit près d’un quart des effectifs.
Les 38 établissements concernés, universités et grandes écoles, recevront 20 millions d’euros par an. Cela représente 100 millions d’euros sur la durée totale des contrats (2011-2016), passée de quatre à cinq ans à la demande des académies. "Nous sommes aujourd'hui entre 2007 et 2011 sur une hausse de l'ordre de 26% des moyens consacrés, hors investissements d'avenir", s'est félicité Laurent Wauquiez lors de la cérémonie de signature des contrats.
Les 20 millions d’euros ne sont toutefois pas répartis équitablement entre les 38 établissements. L’État se base sur le travail de l’Aeres (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur), qui établit un rapport d’activité sur les établissements. Ce rapport, fondé sur des indicateurs de performance, permet de fixer les objectifs de chacun des établissements, afin d’allouer les moyens nécessaires pour y parvenir.
"Avant il y avait une politique nationale que tout le monde devait appliquer, a expliqué Laurent Wauquiez. Aujourd’hui, chaque site construit sa politique. On passe d’une mise sous tutelle à un partenariat. C’est l’incarnation de ce que représente l’autonomie des universités, la fin d’une logique verticale où on imposait les choses d'en haut."
Le ministre a défini les grands axes de travail. "Je souhaite du concret. Il faut favoriser la passerelle diplôme-emploi, que la recherche crée les emplois de demain. C’est très important dans le contexte actuel, avec la hausse du chômage." Ainsi, trois nouveaux indicateurs ont été ajoutés au panel de l’Aeres : l’apprentissage, la place de la formation dans les établissements et la mise en place d’un processus d’évaluation des enseignements par les étudiants, souhaitée par le Ministère.
F.T.
Interrogé par Pigeon-Libéré, Laurent Wauquiez résume l'enjeu de ces contrats quinquennaux:
Laurent Wauquiez et les contrats quinquennaux... par Pigeon-Libere
Qu'est-ce que le ramadan ?
La grande mosquée de Paris/ Flikr © Wallyg
Le ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire, durant lequel les musulmans pratiquent le jeûne. C’est pendant ce mois que fut révélé le Coran au prophète Mahomet. Cette période est l’occasion de se consacrer à la prière et à la spiritualité, tout en retrouvant sa famille et ses amis.
Quelles sont les règles ?
Entre le lever et le coucher du soleil, rien ne doit être avalé. Interdiction de boire, de manger, de fumer, d’avoir des rapports sexuels.
Les malades, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont dispensés du jeûne, de même que les voyageurs, et toutes les personnes dont la santé est fragile.
Il est possible d’interrompre le jeûne pour différentes raisons. La période de règles pour les femmes, ou un simple oubli. En général, les jours non jeûnés sont rattrapés à la fin du mois.
Les repas
Le premier se prend le matin. Il est suivi de la prière, avant le lever du soleil.
Après le coucher du soleil, certains musulmans mangent une date et un verre de lait, pour respecter la tradition. Lors de la rupture du jeûne, on récite une prière.
Les repas sont partagés avec la famille et les amis.
Les événements
La nuit de la destinée intervient dans les derniers jours du ramadan. Elle célèbre la première révélation de Mahomet. Elle est consacrée à la prière, et c’est l’occasion pour les musulmans de formuler leurs vœux pour l’année à venir.
La fin du ramadan est célébrée par la fête de l’Aïd el-Fitr.
JM
Les propos xénophobes se banalisent sur internet
Près de 8 000 signalements dénonçant des propos racistes et/ou xénophobes ont été transmis en 2010 à la plate-forme spécialisée de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Une hausse de 10 % par rapport à 2009, qui est à mettre sur le compte d'un climat social tendu et d'une banalisation de ces propos.
L'Office en charge de la cybercriminalité de la police judiciaire a reçu en 2010 "près de 8 000 signalements sur notre plate-forme de signalement des contenus illicites de l'Internet, internet-signalement.gouv.fr, accessible à toute personne ", indique la commissaire principale Adeline Champagnat, qui dirige la section. Si "la majorité d'entre eux (57%) concernent des escroqueries et 25% sont liés à la pédopornographie, précise la commissaire, 10% de ces signalements rapportent des contenus racistes et/ou xénophobes, alors qu'ils représentaient 4% de l'ensemble en 2009".
Ultra-droite
Un chiffre que Pierre Fourmel, le directeur général de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), tient à nuancer. Selon lui, "il faudrait plutôt parler d'une augmentation de 74% des propos racistes et xénophobes sur les blogs et les sites par rapport à 2010."
Les explications de cette recrudescence du discours raciste et xénophobe sur la toile est à chercher du côté du "climat social tendu qui cristallise les tensions sociales et revêtant un aspect identitaire."
Auparavant, le racisme et la xénophobie se cantonnaient essentiellement aux thèmes de l'ultra-droite. Aujourd'hui, ces propos tendent à se banaliser. Et le discours "décomplexé des politiques n'aide pas", rajoute Pierre Fourmel. "Les écrits antisémites ou xénophobes n'étaient que peu diffusés et restaient cantonnés à quelques librairies. Internet offre une tribune beaucoup plus importante à ces gens-là."
Bien que la majorité des commentaires racistes ne s'accompagnent pas d'appel au meurtre, leur signalement entraîne toujours des investigations policières. Cette surveillance reste pourtant difficile. Comme l'explique Pierre Fourmel " la plupart des sites sont hébergés à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, et ne tombent pas sous le coup de la législation française. Il est donc très difficile de les traquer ".
Pas de profils types
Assiste-t-on à une augmentation des propos xénophobes et racistes sur internet ou les internautes sont-ils simplement plus enclins à signaler ces dérives ? "Les deux, confie le directeur général de la Licra. On ne peut que se réjouir que beaucoup d'internautes soient choqués de ces propos. De plus en plus nous avertissent. D'un autre côté, Internet offre une tribune de choix pour ceux qui veulent diffuser des messages à caractère racistes."
Il est difficile d'établir un profil type de l'auteur des messages racistes sur internet. Il peut s'agir de "quelques nostalgiques de Pétain ou d'Hitler. En général, ils sont peu nombreux. Derrière un site, il n'y a que trois ou quatre personnes mais qui, grâce à ce support, touchent toujours plus de monde."
Pour les traquer, les policiers font "une copie d'écran à titre de preuve", avant d'établir "la qualification juridique" des faits, explique la responsable de l'Office en charge de la cybercriminalité. Ensuite, "nous faisons des recherches en sources ouvertes", en menant l'enquête sur le terrain, en recherchant par exemple, quelqu'un dont les propos racistes sous-entendent un passage à l'acte violent, qui serait "à la recherche d'une arme".
P. H.
L'Office en charge de la cybercriminalité de la police judiciaire a reçu en 2010 "près de 8 000 signalements sur notre plate-forme de signalement des contenus illicites de l'Internet, internet-signalement.gouv.fr, accessible à toute personne ", indique la commissaire principale Adeline Champagnat, qui dirige la section. Si "la majorité d'entre eux (57%) concernent des escroqueries et 25% sont liés à la pédopornographie, précise la commissaire, 10% de ces signalements rapportent des contenus racistes et/ou xénophobes, alors qu'ils représentaient 4% de l'ensemble en 2009".
Ultra-droite
![]() |
| Manifestation de néo-nazis aux Etats-Unis @DrPat |
Les explications de cette recrudescence du discours raciste et xénophobe sur la toile est à chercher du côté du "climat social tendu qui cristallise les tensions sociales et revêtant un aspect identitaire."
Auparavant, le racisme et la xénophobie se cantonnaient essentiellement aux thèmes de l'ultra-droite. Aujourd'hui, ces propos tendent à se banaliser. Et le discours "décomplexé des politiques n'aide pas", rajoute Pierre Fourmel. "Les écrits antisémites ou xénophobes n'étaient que peu diffusés et restaient cantonnés à quelques librairies. Internet offre une tribune beaucoup plus importante à ces gens-là."
Bien que la majorité des commentaires racistes ne s'accompagnent pas d'appel au meurtre, leur signalement entraîne toujours des investigations policières. Cette surveillance reste pourtant difficile. Comme l'explique Pierre Fourmel " la plupart des sites sont hébergés à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, et ne tombent pas sous le coup de la législation française. Il est donc très difficile de les traquer ".
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| @Dr Pat |
Pas de profils types
Assiste-t-on à une augmentation des propos xénophobes et racistes sur internet ou les internautes sont-ils simplement plus enclins à signaler ces dérives ? "Les deux, confie le directeur général de la Licra. On ne peut que se réjouir que beaucoup d'internautes soient choqués de ces propos. De plus en plus nous avertissent. D'un autre côté, Internet offre une tribune de choix pour ceux qui veulent diffuser des messages à caractère racistes."
Il est difficile d'établir un profil type de l'auteur des messages racistes sur internet. Il peut s'agir de "quelques nostalgiques de Pétain ou d'Hitler. En général, ils sont peu nombreux. Derrière un site, il n'y a que trois ou quatre personnes mais qui, grâce à ce support, touchent toujours plus de monde."
Pour les traquer, les policiers font "une copie d'écran à titre de preuve", avant d'établir "la qualification juridique" des faits, explique la responsable de l'Office en charge de la cybercriminalité. Ensuite, "nous faisons des recherches en sources ouvertes", en menant l'enquête sur le terrain, en recherchant par exemple, quelqu'un dont les propos racistes sous-entendent un passage à l'acte violent, qui serait "à la recherche d'une arme".
P. H.
Réaménagement du quartier des Halles : bilan après un an de travaux
Fini le look seventies, le quartier des Halles se refait une beauté. L’idée? En faire un grand espace vert au cœur de la capitale. Le chantier lancé durant l’été 2010 devrait prendre fin en août 2016. Le Pigeon Libéré fait le point sur l’avancement des travaux qui ne prendront, eux non plus, pas de vacances cet été.
Découvrez le projet et l'avancement des travaux en images :
Réaménagement du quartier des Halles par Pigeon-Libere
Les pavillons Willerval
Les pavillons Willerval, du nom de l’architecte qui les a conçus, sont les tours et les "parapluies géants" couverts de miroir, en surface du centre commercial. Leurs destruction, commencée il y a un an, est toujours en cours. Après le retrait des câbles électriques et de plomberie intérieure, ils ont été "désamiantés". Aujourd’hui, leur structure est en cours de démontage.
Le Forum des Halles
Les boutiques du centre commercial restent ouvertes durant toute la durée des travaux. De grandes arches et des panneaux indiquent les accès pour pénétrer dans la galerie souterraine. Les transports ne sont pas perturbés.
Les portes
Toutes les portes existantes restent des accès pour mener aux souterrains.
Les portes Rambuteau et Lescot ont déjà été surmontées de grandes arches lumineuses. Temporaires, elles doivent orienter les visiteurs durant le chantier. La porte Berger est la seule dont la pergola verte demeure. Elle sera déconstruite avant la fin 2011.
La porte du Pont-Neuf est un vrai chantier, couvert d'échafaudages. Une arche lumineuse y sera posée en septembre.
Les portes du Louvre, du Jour et Saint-Eustache n’ont pas été encore touchées. Elles seront prochainement rénovées.
La Cité de chantier
Une Cité de chantier, temporaire, est en cours de construction sur la partie "jardin" du projet. Elle va regrouper les bureaux du personnel, les aires de livraisons, les ateliers de montage de la Canopée… Les premiers bungalows gris et vert ont été livrés, on peut les voir de la rue Berger.
Le jardin
Le projet prévoit quatre hectares de jardin, avec des pelouses, des bancs et des aires de jeux. Une aire de jeux pour les 7-12 ans est déjà livrée et ouverte aux petits.
La "Canopée"
Le projet prévoit un toit de 14 mètres de haut au dessus du centre commercial. Cette canopée devrait former deux ailes autour d’un patio. Un appel d’offre a été lancé pour sa réalisation, mais aucun candidat n’a été retenu, pour l’instant. L’achèvement de la construction de la canopée est prévu pour 2013.
L.P.
Découvrez le projet et l'avancement des travaux en images :
Réaménagement du quartier des Halles par Pigeon-Libere
Les pavillons Willerval
Les pavillons Willerval, du nom de l’architecte qui les a conçus, sont les tours et les "parapluies géants" couverts de miroir, en surface du centre commercial. Leurs destruction, commencée il y a un an, est toujours en cours. Après le retrait des câbles électriques et de plomberie intérieure, ils ont été "désamiantés". Aujourd’hui, leur structure est en cours de démontage.
Le Forum des Halles
Les boutiques du centre commercial restent ouvertes durant toute la durée des travaux. De grandes arches et des panneaux indiquent les accès pour pénétrer dans la galerie souterraine. Les transports ne sont pas perturbés.
Les portes
Toutes les portes existantes restent des accès pour mener aux souterrains.
Les portes Rambuteau et Lescot ont déjà été surmontées de grandes arches lumineuses. Temporaires, elles doivent orienter les visiteurs durant le chantier. La porte Berger est la seule dont la pergola verte demeure. Elle sera déconstruite avant la fin 2011.
La porte du Pont-Neuf est un vrai chantier, couvert d'échafaudages. Une arche lumineuse y sera posée en septembre.
Les portes du Louvre, du Jour et Saint-Eustache n’ont pas été encore touchées. Elles seront prochainement rénovées.
La Cité de chantier
Une Cité de chantier, temporaire, est en cours de construction sur la partie "jardin" du projet. Elle va regrouper les bureaux du personnel, les aires de livraisons, les ateliers de montage de la Canopée… Les premiers bungalows gris et vert ont été livrés, on peut les voir de la rue Berger.
Le jardin
Le projet prévoit quatre hectares de jardin, avec des pelouses, des bancs et des aires de jeux. Une aire de jeux pour les 7-12 ans est déjà livrée et ouverte aux petits.
La "Canopée"
Le projet prévoit un toit de 14 mètres de haut au dessus du centre commercial. Cette canopée devrait former deux ailes autour d’un patio. Un appel d’offre a été lancé pour sa réalisation, mais aucun candidat n’a été retenu, pour l’instant. L’achèvement de la construction de la canopée est prévu pour 2013.
L.P.
Un potager pour sortir de la rue
Depuis le 21 juin, la vie a repris dans le jardin Saint-Laurent, installé dans le Xe arrondissement de Paris. Deux fois par semaine, des personnes sans domicile, pour la plupart d'origine étrangère, viennent rompre leur isolement par le jardinage.
Les voici en pleine action :
Le jardin d'Emmaüs Solidarité par Pigeon-Libere
"Au cours de nos maraudes de jour, nous leur expliquons qu'ils peuvent venir ici pour travailler et rencontrer du monde, indique Hélène Leroy, membre de l'équipe d'Emmaüs Solidarité à l'origine du jardin. Ils sont la plupart du temps cassés, découragés, ils ont lâché prise. L'objectif est de les remotiver."
Contrairement aux chantiers d'insertion d'Emmaüs Défi, les participants ne sont pas rémunérés. Mercredi après-midi, cela ne semble pas avoir posé de problème puisqu'ils étaient sept à venir creuser, planter et semer.
"Certains d'entre eux souffrent de handicaps mentaux et physiques, précise Hélène Leroy. Nous voulions leur proposer une activité pas trop dure physiquement." Jusqu'à présent, ce sont les membres de l'équipe des maraudes de jour qui prennent en charge les participants. Mais un animateur vient d'être recruté. Il devrait prendre la suite dans les jours à venir.
C. L.G.
Les voici en pleine action :
Le jardin d'Emmaüs Solidarité par Pigeon-Libere
"Au cours de nos maraudes de jour, nous leur expliquons qu'ils peuvent venir ici pour travailler et rencontrer du monde, indique Hélène Leroy, membre de l'équipe d'Emmaüs Solidarité à l'origine du jardin. Ils sont la plupart du temps cassés, découragés, ils ont lâché prise. L'objectif est de les remotiver."
Contrairement aux chantiers d'insertion d'Emmaüs Défi, les participants ne sont pas rémunérés. Mercredi après-midi, cela ne semble pas avoir posé de problème puisqu'ils étaient sept à venir creuser, planter et semer.
"Certains d'entre eux souffrent de handicaps mentaux et physiques, précise Hélène Leroy. Nous voulions leur proposer une activité pas trop dure physiquement." Jusqu'à présent, ce sont les membres de l'équipe des maraudes de jour qui prennent en charge les participants. Mais un animateur vient d'être recruté. Il devrait prendre la suite dans les jours à venir.
C. L.G.
Ameli.fr : mieux choisir son médecin avec l'Assurance Maladie
L’Assurance Maladie vient de remanier son site internet. Les tarifs réels des praticiens y sont disponibles, mais les possibilités de comparaisons demeurent limitées.
Pourquoi payer 160 euros pour une carie, quand certains dentistes vous soignent pour 41 euros ? Pourquoi consulter un ophtalmo pour 150 euros, alors que d'autres ne demandent que moitié moins ?
Le nouveau Ameli.fr devrait permettre de réaliser des économies. Le site publie les tarifs des médecins et des établissements de soins, une information d’autant plus précieuse que ne sont pas uniquement publiés les tarifs déclarés, mais bien les prix réellement pratiqués par les professionnels de la santé. Pour trouver le meilleur prix, il faut en revanche s’armer de patience.
Première étape : se connecter au site ameli-direct.fr et choisir la spécialité désirée. Les libellés sont clairs : "dentiste", "ophtalmologie", "gynécologue", "médecin généraliste".... Plus compliqué : le soin désiré. A moins d’avoir déjà consulté son praticien, pas facile de savoir si on a besoin "d'une chirurgie du cristallin", "d'une amniocentèse", "d'une scintigraphie pulmonaire" ou même "d'une colposcopie".
Une fois le soin identifié, reste à trouver le praticien. Deux cas de figure. Si l'on habite une commune de taille moyenne, il suffit de rentrer son code postal et la liste apparaît immédiatement. À Paris, Marseille, Lyon et dans les grandes agglomérations, il faut préciser l’arrondissement.
Le site permet également de rechercher les praticiens par ordre alphabétique, s'ils sont conventionnés ou s'ils acceptent la carte Vitale. En revanche, impossible de les sélectionner par tarif ! Il faut donc cliquer sur la fiche de chaque médecin pour découvrir les prix qu'il pratique. Opération à répéter jusqu'à trouver les plus avantageux. Vingt minutes ont été nécessaires pour trouver le docteur Mouchet, facturant sa consultation 37 euros, dans le IIe arrondissement, et le docteur Chatriot facturant une consultation 23 euros, dans le XVIe.
Les comparaisons sur ce site remanié de l'Assurance Maladie demeurent donc laborieuses. Mais ce premier pas appréciable devrait permettre de limiter les dépassements d’honoraires de certains praticiens.
Maxime. B.
mercredi 27 juillet 2011
The Kooples élargit son offre avec une collection grandes tailles
| The Kooples vend désormais jusqu'au 44. ©Flicky Stéphanie Moizan. |
The Kooples n'a jamais été aussi rock'n roll. La marque se met au gras (0%). Habiller les gens de "forte corpulence", en élargissant son offre de taille (pour la femme, la marque ira dorénavant jusqu'au 44 et pour les hommes jusqu'au 54), c'est le pari fou-fou des frères Elicha (fondateurs de la marque, et accessoirement progéniture du couple ayant lancé Comptoir des cotonniers, une autre success story).
The Kooples version Taillissime? Ne rêvons pas, dans la "vraie" vie, la grande taille va généralement jusqu'au 54 chez la femme, et jusqu'au 60 chez l'homme. Et la marque est connue pour tailler petit (comme toute marque tendance qui se respecte), parce que tailler normalement leurs vêtements risquerait de porter atteinte à leur intégrité fashion. On n'est pas chez le géant suédois non plus.
La réponse à une polémique sensible
La marque a fait l'objet d'un vif débat il y a tout juste deux mois. Le jury de déontologie publicitaire français (JDP) a en effet épinglé la jeune enseigne, au motif qu'elle mettait trop en avant sur son blog la silhouette maigrissime d'une de ses égéries. Plusieurs plaintes de particuliers ont contraint la marque à retirer les photos et les vidéos litigieuses. Cette nouvelle offre est une manière de clore le débat et de dire "The Kooples aime les gros, regardez, nous élargissons nos tailles !" La ficelle est un peu... grosse.
Etats-généraux pour jazz en colère
Le jazz "risque fort de s'appauvrir jusqu'à disparaître si rien n'est fait en sa faveur". Chanteurs, musiciens ou encore politiques tirent la sonnette d'alarme et demandent des "États généraux du jazz". L'appel a été lancé aujourd'hui dans Libération, au moment où les festivals de jazz débutent partout en France.
Le saxophoniste Michel Portal © Flickr Nico Fontaine
"Nous demandons solennellement à Monsieur Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, d'organiser la tenue d'états généraux du jazz afin de redéfinir ensemble, avec tous les acteurs de cette filière, les politiques que nous voulons voir mises en œuvre pour assurer la survie d'un secteur musical qui fait partie intégrante de notre paysage culturel".
Les signataires de l'appel "Pour des états généraux du jazz" viennent de tous bords : des musiciens comme le saxophoniste Michel Portal, la chanteuse China Moses, fille de Dee Dee Bridgewater, ou le pianiste Laurent Coq; des producteurs comme François Zalacain, fondateur du label de jazz indépendant Sunnyside Records; et des politiques, à l'instar de Jacques Delors.
Contraintes budgétaires
Tous déplorent le fait que "les droits sociaux des artistes ont fondu, marginalisant des centaines d'artistes depuis les directives de 2008. Les producteurs - du moins ceux qui n'ont pas mis la clef sous la porte - ne parviennent plus à vendre de disques. Les salles comme les festivals sont soumis à des contraintes budgétaires toujours plus insurmontables et ont, par conséquent, de plus en plus de mal à refléter et relayer la très grande diversité du jazz français." Les signataires, dont le critique Michel Contat, chroniqueur à Télérama, ajoutent: "Il en va de même pour la presse spécialisée", notamment Jazz Magazine.
Pour eux, "Cette situation est d'autant plus inacceptable que le jazz n'a jamais été aussi riche et foisonnant". Et ils se remémorent avec nostalgie cette France "terre d'accueil privilégiée pour de nombreux hérauts de free-jazz" soulignant que "grâce à la diversité de sa société, elle a donné au jazz-fusion quelques uns de ses meilleurs instrumentistes." Le saxophoniste Archie Shepp, parrain de Jazz à Porquerolles, vénérable emblème franco-américain du free-jazz, s'étonne lui aussi de l'appauvrissement des jazzmen, tandis qu'il souligne par ailleurs les sommes folles gagnées par les rappeurs.
Au moment où les festivals de jazz ouvrent leur portent partout en France - à Marciac vendredi, à Avignon pour Tremplin Jazz la semaine prochaine et à Porquerolles dès le 15 août - cet appel devrait en faire jazzer plus d'un. Reste à voir s'il aura de l'écho.
C.E.
A lire aussi: Interview d'Archie Shepp: "Les jazzmen s'appauvrissent"
et la réaction d'Antoine Hervé, pianiste et compositeur de jazz : "Le jazz a droit de cité dans notre société"
Parti socialiste : "Ce pacte générationnel appelle à une alternance politique"
Responsable au sein du mouvement des Jeunes Socialistes, Jocelyn Defawe réagit à la décision d'Harlem Désir, Premier secrétaire du PS par intérim, de ne pas ouvrir les débats à l'université d'été de la Rochelle entre les candidats, qui se tiendra du 26 au 28 août.
Comment expliquez-vous la décision d'Harlem Désir de limiter les débats de l'Université d'été aux seuls échanges entre les candidats et les militants?
De toute évidence, l'enjeu est d'éviter les polémiques, les dissensions entre les candidats pour ne privilégier que l'échange avec les militants, de faire en sorte que le débat et les comptes rendus concernent d'abord les citoyens français.
N'est-ce pas courir le risque de restreindre la portée des débats?
Non. Les débats ont lieu ! Ils sont même au cœur de ces primaires. Voyez l'Appel du 21 avril, que nous avons lancé nous, le "peuple des primaires". Ce pacte générationnel appelle à une alternance politique mais aussi socio-culturelle. Il s'agit de réaliser un projet collectif, venu d'une alliance de tous, et notamment des jeunes générations trop souvent déclassées. Ce projet prend concrètement la forme de "battles citoyens", soit entre citoyens, soit entre un citoyen et un candidat.
Jean-Michel Baylet, du Parti radical de gauche (PRG), qualifie Harlem Désir de "grand manitou" de la primaire. Comment réagissez-vous aux critiques des radicaux qui accuse le PS de s'approprier la primaire?
Les jeunes socialistes sont totalement associés au jeunes du Parti radical. Aujourd'hui même la "caravane des primaires" sillonne la France avec le logo du PRG. Partie le 14 juillet de Paris, elle a atteint Avignon, où nous attendons les jeunes radicaux. Nous espérons leur présence pour nous aider. Ce périple porte la voix des jeunes socialistes partout en France, loin des querelles entre personnes ou générations. Ce tour de France du PS nous mènera dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans le Languedoc-Roussillon, dans les jours à venir. Au terme d'une quarantaine d'étapes, elle parviendra à La Rochelle le 25 août, pour l'Université d'été qui se tient du 26 au 28.
Comment préparez-vous ce rendez-vous?
Les jeunes socialistes seront présent avec une série de thèmes spécifiques. Nous avons notamment prévu d'aborder "la conquête du pouvoir". Nous avons choisi ce terme "conquête" en référence aux dirigeants dans des pays étrangers, qui ont accédé au pouvoir, bien qu'ils aient été minoritaire ou opprimés. Nous invitons des personnalité d'Amérique du Sud ou de Tunisie, par exemple, pour qu'ils témoignent sur la façon de conquérir le pouvoir. Nous nous intéresserons aussi au "parcours d'autonomie" pour aider les jeunes à réussir leur cursus personnel et professionnel, à "l'attestation du contrôle d'identité" (toute personne contrôlée se verrait remettre une attestation motivant le contrôle), au danger que représente l'extrême droite… Le leitmotiv du peuple des primaires est simple: "Ils n'auront pas nos voix sans nos idées".
Propos recueillis par C.E.
Comment expliquez-vous la décision d'Harlem Désir de limiter les débats de l'Université d'été aux seuls échanges entre les candidats et les militants?
De toute évidence, l'enjeu est d'éviter les polémiques, les dissensions entre les candidats pour ne privilégier que l'échange avec les militants, de faire en sorte que le débat et les comptes rendus concernent d'abord les citoyens français.
N'est-ce pas courir le risque de restreindre la portée des débats?
Non. Les débats ont lieu ! Ils sont même au cœur de ces primaires. Voyez l'Appel du 21 avril, que nous avons lancé nous, le "peuple des primaires". Ce pacte générationnel appelle à une alternance politique mais aussi socio-culturelle. Il s'agit de réaliser un projet collectif, venu d'une alliance de tous, et notamment des jeunes générations trop souvent déclassées. Ce projet prend concrètement la forme de "battles citoyens", soit entre citoyens, soit entre un citoyen et un candidat.
Jean-Michel Baylet, du Parti radical de gauche (PRG), qualifie Harlem Désir de "grand manitou" de la primaire. Comment réagissez-vous aux critiques des radicaux qui accuse le PS de s'approprier la primaire?
Les jeunes socialistes sont totalement associés au jeunes du Parti radical. Aujourd'hui même la "caravane des primaires" sillonne la France avec le logo du PRG. Partie le 14 juillet de Paris, elle a atteint Avignon, où nous attendons les jeunes radicaux. Nous espérons leur présence pour nous aider. Ce périple porte la voix des jeunes socialistes partout en France, loin des querelles entre personnes ou générations. Ce tour de France du PS nous mènera dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans le Languedoc-Roussillon, dans les jours à venir. Au terme d'une quarantaine d'étapes, elle parviendra à La Rochelle le 25 août, pour l'Université d'été qui se tient du 26 au 28.
Comment préparez-vous ce rendez-vous?
Les jeunes socialistes seront présent avec une série de thèmes spécifiques. Nous avons notamment prévu d'aborder "la conquête du pouvoir". Nous avons choisi ce terme "conquête" en référence aux dirigeants dans des pays étrangers, qui ont accédé au pouvoir, bien qu'ils aient été minoritaire ou opprimés. Nous invitons des personnalité d'Amérique du Sud ou de Tunisie, par exemple, pour qu'ils témoignent sur la façon de conquérir le pouvoir. Nous nous intéresserons aussi au "parcours d'autonomie" pour aider les jeunes à réussir leur cursus personnel et professionnel, à "l'attestation du contrôle d'identité" (toute personne contrôlée se verrait remettre une attestation motivant le contrôle), au danger que représente l'extrême droite… Le leitmotiv du peuple des primaires est simple: "Ils n'auront pas nos voix sans nos idées".
Propos recueillis par C.E.
mardi 26 juillet 2011
Conditions de vie des Roms : Médecins du Monde tire la sonnette d’alarme
Presque un an après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, Médecins du Monde dénonce une aggravation de la précarité des Roms en France.
Ils vivent dans des bidonvilles ou des squats, dans des caravanes délabrées ou des cabanes, pour la plupart sans eau ni électricité. En France, les expulsions répétées des Roms, s’accompagnant le plus souvent de la destruction de leurs campements et de l’absence de proposition de relogement, les ont condamné à des conditions de vie extrêmement précaires. C’est ce que dénonce le rapport de Médecins du Monde (MDM), publié le 26 juillet, presque un an après le discours de Grenoble – le 30 juillet 2010 -, au cours duquel Nicolas Sarkozy avait fait de ces évacuations et des démantèlements des camps un des objectifs de son mandat. "Leurs besoins les plus vitaux, tels que l’accès à l’eau potable ne sont pas satisfaits, certains nous ont même dit avoir faim, dénonce le Dr Jean-François Corty, directeur Mission France de MDM. Dans certains campements, nous avons développé des opérations similaires à celles des zones de conflit. Par exemple, en Seine-Saint-Denis en 2009, nous avons distribué du matériel de première nécessité."
Rupture de soins
Sur 15 000 Roms présents en France, 9 000 auraient été expulsés depuis 2010 selon le ministère de l’Intérieur, 10 000 selon MDM. Certaines familles rencontrées par l’ONG ont même été expulsées six fois de leurs lieux de vie au cours des six derniers mois. Les résultats de l’enquête de MDM sur la couverture vaccinale, réalisée auprès de 281 Roms entre juillet 2010 et juin, dans quatre grandes villes (Nantes, Bordeaux, Marseille, Strasbourg) font froid dans le dos. Seuls 8% ont un carnet de santé attestant que leurs vaccins sont à jour. La majorité des personnes rencontrées ne sont donc pas immunisées contre les maladies courantes et même mortelles. "La violence des expulsions entraîne une rupture de l’accès aux soins", précise le Dr Jean-François Corty. Les indicateurs de santé sont tout aussi catastrophiques. Par exemple, seule une femme sur dix est suivie durant sa grossesse, la mortalité néo-natale (0-1 mois) est neuf fois supérieure à la moyenne française et les cas de tuberculose sont extrêmement nombreux. "Il y a trois explications à cette situation, explique le Dr Corty. Des manques de sensibilisation et d’information sur les lieux de vaccination, ainsi que des expulsions répétées qui rendent le travail des médecins quasi-impossible."
Effets de la politique migratoire
Pour MDM, c’est la politique migratoire qui a des effets collatéraux catastrophiques sur la santé des Roms. "Il y a aujourd’hui une véritable volonté politique de les empêcher de rester sur le territoire français, en utilisant la médecine comme arme contre les flux migratoires, dénonce le Dr Corty. C’est un non-sens par rapport à l’éthique médicale." L’organisation pointe également du doigt une "politique affichée de restrictions des droits". L’aide médicale d’Etat (AME), dont dépendent les Roms est en effet devenue payante – 30 euros de droit d’entrée - depuis le 1er mars. 77% d’entre eux n’ont donc pas de droits ouverts à l’AME.
Le rapport va être remis dans les prochains jours aux autorités publiques et de santé. Alors, quelles sont les solutions concrètes envisageables pour améliorer le quotidien des Roms ? "Il faut arrêter les expulsions, laisser les médecins travailler, leur faciliter l’accès au travail et accélérer leur processus d’intégration car ce sont des citoyens comme les autres", conclut le Dr Corty. L’alerte est déjà lancée sur la préparation d’une nouvelle vague d’expulsions massives cet été.
J.S.
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| Dans un gymnase de Choisy-le-Roi, août 2010. ©Flickr Alain Bachellier |
Rupture de soins
Sur 15 000 Roms présents en France, 9 000 auraient été expulsés depuis 2010 selon le ministère de l’Intérieur, 10 000 selon MDM. Certaines familles rencontrées par l’ONG ont même été expulsées six fois de leurs lieux de vie au cours des six derniers mois. Les résultats de l’enquête de MDM sur la couverture vaccinale, réalisée auprès de 281 Roms entre juillet 2010 et juin, dans quatre grandes villes (Nantes, Bordeaux, Marseille, Strasbourg) font froid dans le dos. Seuls 8% ont un carnet de santé attestant que leurs vaccins sont à jour. La majorité des personnes rencontrées ne sont donc pas immunisées contre les maladies courantes et même mortelles. "La violence des expulsions entraîne une rupture de l’accès aux soins", précise le Dr Jean-François Corty. Les indicateurs de santé sont tout aussi catastrophiques. Par exemple, seule une femme sur dix est suivie durant sa grossesse, la mortalité néo-natale (0-1 mois) est neuf fois supérieure à la moyenne française et les cas de tuberculose sont extrêmement nombreux. "Il y a trois explications à cette situation, explique le Dr Corty. Des manques de sensibilisation et d’information sur les lieux de vaccination, ainsi que des expulsions répétées qui rendent le travail des médecins quasi-impossible."
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| Après une expulsion à Grenoble, septembre 2010. ©Flickr T. |
Pour MDM, c’est la politique migratoire qui a des effets collatéraux catastrophiques sur la santé des Roms. "Il y a aujourd’hui une véritable volonté politique de les empêcher de rester sur le territoire français, en utilisant la médecine comme arme contre les flux migratoires, dénonce le Dr Corty. C’est un non-sens par rapport à l’éthique médicale." L’organisation pointe également du doigt une "politique affichée de restrictions des droits". L’aide médicale d’Etat (AME), dont dépendent les Roms est en effet devenue payante – 30 euros de droit d’entrée - depuis le 1er mars. 77% d’entre eux n’ont donc pas de droits ouverts à l’AME.
Le rapport va être remis dans les prochains jours aux autorités publiques et de santé. Alors, quelles sont les solutions concrètes envisageables pour améliorer le quotidien des Roms ? "Il faut arrêter les expulsions, laisser les médecins travailler, leur faciliter l’accès au travail et accélérer leur processus d’intégration car ce sont des citoyens comme les autres", conclut le Dr Corty. L’alerte est déjà lancée sur la préparation d’une nouvelle vague d’expulsions massives cet été.
J.S.
Jobs d'été : cette année, privilégiez l'originalité
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| ©Flickr Pascal.Cardonna |
Devenir "mannequin cabine"
Certaines boutiques recrutent des étudiantes aux mensurations avantageuses pour essayer des vêtements. La marque peut ainsi visualiser le vêtement porté pour les nouvelles collections. Le temps d'une journée, prêtez-vous au jeu.
Rémunération : 9 euros brut/h
Pour voir les annonces : jobs-stages.letudiant.fr/jobs-etudiants/annonce
Incarner Mickey à Disneyland
Pour ceux qui aiment le monde du spectacle, Disneyland offre un choix varié de jobs insolites. Danseurs dans les parades ou personnages "vivants" du monde Disney, de nombreux postes sont proposés pour les étudiants l'été, les weekends et durant les vacances scolaires.
Rémunération : 1300 euros brut par mois
disneylandparis-casting.com
Conduire un "taxi animalier"
Vous avez le permis ? Si vous aimez les animaux, vous pouvez conduire des animaux depuis leur domicile jusqu'à leur lieu de vacances, l'aéroport, la clinique vétérinaire ou même à l'étranger... Mais également pour les urgences médicales, pour les animaux blessés ou accidentés. Une formation de deux jours est nécessaire.
Rémunération : variable selon la mission. Prix d'une course en fonction des zones sur Paris et la région parisienne entre 35 et 55 euros.
Pour plus d'informations : www.taxi-cadoretmistigri.com/
Être figurant dans un film
Souvent bien payée, la figuration dans le films est un job très recherché et peut être un bon moyen de commencer au cinéma. Pour postuler, il vous suffit de vous inscrire sur un site de casting et de consulter régulièrement les annonces de tournage postées.
Rémunération : entre 80 et 250 euros par jour selon la production et la prestation ( figurant foule, gros plan, doublage corps...)
Voir les annonces sur : www.figurants.com
www.casting.fr
Faire du "pet-sitting"
Plutôt que de faire du babysitting, le "pet-sitter" devra accueillir chez lui chiens ou chats pour une période déterminée et leur procurer caresses, nourriture et promenades.
Rémunération : 8,50 euros/jour par animal
www.anipassion.com
Plagiste à Paris-Plage
Pour un avant-goût de vacances dans la capitale, la mairie de Paris recrute des étudiants pour installer les transats sur le bord de Seine et informer les visiteurs.
Rémunération : SMIC
*Selon l'enquête Conditions de vie, réalisée en 2010 par l’Observatoire national de la vie étudiante
Alexia Gautier
Vélo-taxi à Paris
Charles a 21 ans. Étudiant à Montréal depuis 3 ans, embarquer les touristes sur son pousse-pousse à assistance électrique lui permet de passer le mois de juillet à Paris, sa ville natale, sans entamer sa bourse d'étude.
C.C.
Charles, 21 ans, vélo-taxi à Paris par Pigeon-Libere
Primaires socialistes : mode d'emploi
| © Philippe Grangeaud / Flickr |
Quand ?
Les primaires citoyennes en vue de l'élection du candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012 se dérouleront les 9 et 16 octobre 2011.
Où ?
Les primaires auront lieu dans quelques 10 000 bureaux de vote dans toute la France.
Pour qui ?
Les primaires sont ouvertes à tout sympathisant de gauche. La tenue de primaires ouvertes, et non restreintes aux seuls militants, est une première en France et une rareté en Europe. Peuvent voter tous les citoyens inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010. Mais les étrangers membres du PS ou du Mouvement des jeunes socialistes ainsi que les mineurs qui auront 18 ans au moment de l'élection présidentielle et ceux d'au moins 15 ans membres du PS ou du MJS, peuvent aussi participer. Il fallait pour cela s'être inscrit avant le 13 juillet dernier.
Comment ?
Pour glisser son bulletin de vote, il suffit de s'acquitter d'un euro de frais d'organisation et de signer une charte d'adhésion aux valeurs de la gauche, formulée en ces termes : "Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire."
Quoi ?
En lice, six candidats: Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Manuel Valls et un non-socialiste, Jean-Michel Baylet, pour le Parti Radical de Gauche. Ces candidats débattront avec les militants lors de l'université d'été du parti, du 26 au 28 août, à La Rochelle.
A venir : un responsable du Mouvement des jeunesses socialistes réagit à la décision d'Harlem Désir d'éviter les débats entre candidats à l'université d'été de La Rochelle
C.E.
L'EMDR popularisé par David Servan Schreiber
Le célèbre neuropsychiatre est décédé, dimanche 24 juillet, d'une tumeur au cerveau contre laquelle il se battait depuis plus de 20 ans. Ses livres best-sellers, comme "Guérir", ont permis de mettre en lumière l'émergence de thérapies alternatives. Parmi elles, l'EMDR, une méthode, peu connue des Français, permettant de soigner la dépression ou les stress post traumatiques.
L'EMDR? Ses initiales
viennent de son appellation anglo-saxonne, Eye-Movement Desensitization and Reprocessing, ou Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires. Venue d'outre-atlantique, au début des années 80, cette méthode est devenue un des modes de traitement du Stress Post-Traumatique ayant donné lieu au plus grand nombre d’études cliniques. Aux Etats-Unis, chaque victime d'un attentat ou d'une catastrophe se voit offrir la possibilité de se faire traiter rapidement par l'EMDR.
Comment ça marche ?
Cette méthode ressemble à une sorte d'hypnose : en faisant suivre un pointeur à une personne, on lui fait pratiquer toute une série de mouvements avec les yeux.
Dans son livre, le docteur David Servan-Schreiber consacre plusieurs chapitres à l'EMDR, qu'il définit comme une "autoguérison des grands traumatismes".
Pour quel public?
Plusieurs études contrôlées ont démontré l'efficacité de cette thérapie pour la résolution des états de stress post-traumatiques, autant chez les victimes de viols, d'accidents et de deuils que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits.
"L'EMDR présente aussi d'excellents résultats quand il s'agit de dépression, un mal qui touche beaucoup de personnes en France, et que l'on a tendance à soigner à grands coups d'antidépresseurs", continue Maude Julien. "En quelques séances, les résultats sont probants, et cela permet surtout de découvrir la cause réelle du mal-être chez le patient". A croire que notre cerveau peut être programmé et déprogrammé comme une machine.
A.L.D
Crédit photo: L'œil par Maud Charton
Pour aller plus loin:
EMDR: le vrai mode d'emploi
Le site de l'association EMDR France
L'EMDR? Ses initiales
Comment ça marche ?
Cette méthode ressemble à une sorte d'hypnose : en faisant suivre un pointeur à une personne, on lui fait pratiquer toute une série de mouvements avec les yeux.
Dans son livre, le docteur David Servan-Schreiber consacre plusieurs chapitres à l'EMDR, qu'il définit comme une "autoguérison des grands traumatismes".
"Si un événement douloureux a été mal 'digéré' parce que trop violent, explique le psychiatre, les images, les sons et les sensations liés à l'événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Le mouvement oculaire débloque l'information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu'il complète le travail. En réactivant le système nerveux, le balayage des yeux de gauche à droite reprogrammerait les émotions liées au traumatisme.""C'est le principe de résilience", explique Maude Julien, psychothérapeute EMDR à Paris. "On n'oublie pas le traumatisme, mais celui ci n'est plus douloureux quand on y pense".
Pour quel public?
Plusieurs études contrôlées ont démontré l'efficacité de cette thérapie pour la résolution des états de stress post-traumatiques, autant chez les victimes de viols, d'accidents et de deuils que chez les vétérans de la guerre du Vietnam ou les victimes de conflits.
"L'EMDR présente aussi d'excellents résultats quand il s'agit de dépression, un mal qui touche beaucoup de personnes en France, et que l'on a tendance à soigner à grands coups d'antidépresseurs", continue Maude Julien. "En quelques séances, les résultats sont probants, et cela permet surtout de découvrir la cause réelle du mal-être chez le patient". A croire que notre cerveau peut être programmé et déprogrammé comme une machine.
A.L.D
Crédit photo: L'œil par Maud Charton
Pour aller plus loin:
EMDR: le vrai mode d'emploi
Le site de l'association EMDR France
Elodie, cadre UMP : "Le vrai débat, c'est l'adoption "

À New York, le mariage homosexuel est entré en vigueur le 24 juillet dernier. Mais en France l'UMP rejette massivement à l'Assemblée nationale la proposition de loi. Elodie, jeune déléguée homosexuelle de l'UMP de la 20ème circonscription du Val d'Oise (95), nous donne son point de vue.
Pourquoi le mariage homosexuel n'a-t-il toujours pas été accepté en France ?
La France est un pays très conservateur. Je pense que la mise en place du Pacs a été une erreur. Cela a été une parade, un écran de fumée censé accorder des droits aux homosexuels. On aurait dû accorder d'emblée le droit au mariage. Les hommes politiques français manquent d'un certain courage par rapport à d'autres pays européens.
Il y a pourtant des initiatives au sein de l'UMP comme l'association Gaylib...
Je ne pense pas que son action puisse changer les choses. Elle ne fait pas avancer le débat. Sa communication se limite au champ des personnes homosexuelles, alors que son action devrait s'étendre à tous les citoyens, sur le terrain. Certains députés UMP ont voté en faveur de la proposition de loi présentée en juin dernier, à l'Assemblée nationale, comme Axel Poniatowski (président de la commission affaires étrangères). C'est un bon début.
Le mariage gay sera-t-il un enjeu pour la prochaine campagne présidentielle de 2012 ?
Non. Ce n'est pas la question qui préoccupe le plus les Français. Ils s'intéressent d'avantage au chômage. Ceux qui votent ne sont pas que des parisiens. Dans les villages de campagne ou en province, la question du mariage homosexuel n'est pas une priorité. Le débat est ailleurs. L'homoparentalité dérange plus que le mariage gay. Le droit à l'adoption pour les homosexuels est le vrai problème aujourd'hui. Mais ce n'est pas un débat de droite ou de gauche. Il faut arrêter de stigmatiser tel ou tel ! Ce débat dépasse les clivages politiques. Le mariage homosexuel est avant tout une question de société, au même titre que l'euthanasie ou la légalisation des drogues, à traiter sur le terrain et au quotidien.
Vous déclarez-vous homosexuelle au sein de l'UMP ?
Non. Je considère que cela relève de ma vie privée. Je ne veux pas être étiquetée "l'homo de l'UMP". Je ne m'affiche pas, même si je m'assume pleinement. Certains de mes collègues le font, mais on leur prête tout de suite des intentions militantes. Mon action est d'abord dirigée vers les Français. Je ne mélange pas mon travail au sein du parti et mes convictions personnelles.
Propos recueillis par Alexia Gautier
lundi 25 juillet 2011
Le débat sur les algues vertes relancé
Huit autres sangliers ont été retrouvés morts à Morieux dans les Côtes-d'Armor, sur une plage fermée au public pour cause de marée verte, le 24 juillet. Ces découvertes, font suite à deux cas similaires, au début du mois. Elles relancent l’inquiétude face à la forte toxicité des algues vertes et à leur prolifération.

Les deux marcassins retrouvés morts début juillet ont été victimes d’un « étouffement dû à une présence de vase dans les voies aériennes supérieures », selon la préfecture des Côtes-d’Armor. Cette hypothèse écartait tout lien entre la mort des animaux et le gaz dégagé par les algues vertes en putréfaction, présentes sur la plage. La découverte, dimanche, de huit autres sangliers morts sur la même plage remet en doute cette version. Ces cadavres s’ajoutent à la mort d’un ouvrier chargé du ramassage des algues, décédé en 2009 d’un infarctus, et de deux chiens ainsi que d’un cheval, morts d’une embolie pulmonaire.
Yves-Marie Le Lay, le président de l'association Sauvegarde du Tregor, explique à l'AFP que « la putréfaction des algues vertes produit de la vase hautement toxique qui se mélange au sable ». André Ollivro, le président de l'association Sauvegarde du Penthièvre, poursuit: « Quand les animaux furètent, ils respirent les gaz émanant de la décomposition des algues vertes ».
Chargée du dossier depuis février 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) explique, dans un rapport rendu le 7 juillet, que le phénomène des algues vertes est dû à l’utilisation massive et régulière d’azote par les agriculteurs de la région, qui se déversent dans les cours d’eau lors du lessivage des terres agricoles. Une fois échouées, les algues entraînent des dégagements importants de gaz toxiques lors de leur putréfaction, notamment du sulfure d'hydrogène.
Menace
Ce phénomène touche la Bretagne et ses régions limitrophes depuis trente ans. Il est à l'origine de nuisances olfactives et de troubles sanitaires pour les promeneurs et les riverains. Mais les algues vertes sont perçues aujourd'hui comme une véritable menace. Pour régler le problème, les algues font l'objet de ramassages, avant d'être traitées. Ces étapes nécessitent des travailleurs qui s’exposent aux différents gaz et à de lourdes conséquences sur leur santé.
Dans son rapport l'Anses recommande d'effectuer le traitement des algues au maximum quarante-huit heures après leur échouage sur les plages, avant la formation des poches de gaz toxiques. Elle recommande un ramassage mécanique et, pour le personnel, le port d'un détecteur individuel et des masques respiratoires. Elle met aussi en garde les vacanciers peu habitués à ce phénomène et conseille d’éviter les plages où se déposent massivement les algues.
Michel Guillemot, président de l'association Haltes aux Marées vertes, « ne veut pas attendre un accident dramatique ». Il réclame l'intervention de l'armée pour nettoyer les plages souillées. Il pointe aussi du doigt la politique du gouvernement, qui se concentre sur le ramassage des algues plutôt que sur la prévention.
Maxime Boutevin
Les deux marcassins retrouvés morts début juillet ont été victimes d’un « étouffement dû à une présence de vase dans les voies aériennes supérieures », selon la préfecture des Côtes-d’Armor. Cette hypothèse écartait tout lien entre la mort des animaux et le gaz dégagé par les algues vertes en putréfaction, présentes sur la plage. La découverte, dimanche, de huit autres sangliers morts sur la même plage remet en doute cette version. Ces cadavres s’ajoutent à la mort d’un ouvrier chargé du ramassage des algues, décédé en 2009 d’un infarctus, et de deux chiens ainsi que d’un cheval, morts d’une embolie pulmonaire.
Yves-Marie Le Lay, le président de l'association Sauvegarde du Tregor, explique à l'AFP que « la putréfaction des algues vertes produit de la vase hautement toxique qui se mélange au sable ». André Ollivro, le président de l'association Sauvegarde du Penthièvre, poursuit: « Quand les animaux furètent, ils respirent les gaz émanant de la décomposition des algues vertes ».
Chargée du dossier depuis février 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) explique, dans un rapport rendu le 7 juillet, que le phénomène des algues vertes est dû à l’utilisation massive et régulière d’azote par les agriculteurs de la région, qui se déversent dans les cours d’eau lors du lessivage des terres agricoles. Une fois échouées, les algues entraînent des dégagements importants de gaz toxiques lors de leur putréfaction, notamment du sulfure d'hydrogène.
Menace
Ce phénomène touche la Bretagne et ses régions limitrophes depuis trente ans. Il est à l'origine de nuisances olfactives et de troubles sanitaires pour les promeneurs et les riverains. Mais les algues vertes sont perçues aujourd'hui comme une véritable menace. Pour régler le problème, les algues font l'objet de ramassages, avant d'être traitées. Ces étapes nécessitent des travailleurs qui s’exposent aux différents gaz et à de lourdes conséquences sur leur santé.
Dans son rapport l'Anses recommande d'effectuer le traitement des algues au maximum quarante-huit heures après leur échouage sur les plages, avant la formation des poches de gaz toxiques. Elle recommande un ramassage mécanique et, pour le personnel, le port d'un détecteur individuel et des masques respiratoires. Elle met aussi en garde les vacanciers peu habitués à ce phénomène et conseille d’éviter les plages où se déposent massivement les algues.
Michel Guillemot, président de l'association Haltes aux Marées vertes, « ne veut pas attendre un accident dramatique ». Il réclame l'intervention de l'armée pour nettoyer les plages souillées. Il pointe aussi du doigt la politique du gouvernement, qui se concentre sur le ramassage des algues plutôt que sur la prévention.
Maxime Boutevin
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